Souvenirs d’enfance

Bon matin à tous. Je ne sais pas de quoi a l’air la température chez vous, mais ici c’est la flotte ce matin. C’est le genre de matin où l’on est nostalgique du temps passé, de nos souvenirs d’enfance, d’où on vient, etc. Question de ne pas partir trop loin dans nos pensées, restons dans nos souvenirs d’enfance.

Mon amour pour le BBQ m’a été inculqué très tôt dans ma jeunesse par mon père et mes oncles. Je devais voir environ 5 ans lorsque nous avons commencé à faire du camping à Trois-Rivières ouest au défunt camping Nikoba (je crois que ça à s’écrivait comme ça) directement sur le bord du fleuve Saint-Laurent. Juste pour préciser que j’ai fait du camping en famille dès l’âge de 2 ans jusqu’à 16 ans.

À ce camping, il y avait nous bien sûr, mais aussi mon oncle Raymond et sa famille. Je me souviens lorsqu’on arrivait tous le vendredi soir après 45 minutes de route et que mon père allait se chercher son souper favori à la petite cantine de la place. Je dis souper dans un sens très large puisse que c’était 2 hot-dogs avec des oignons cuits et des frites bien grâces d’huile.

Laissons de côté la nourriture d’une qualité discutable de cette cantine et retournons au BBQ. Les samedis soir lorsqu’il faisait beau et chaud, mon père sortait notre petit hibachi, le sac de charbon bon marché, une canne de liquide d’allumage et bien sûr des allumettes de bois. Mon oncle, lui, avait un petit BBQ de style « kettle » un peu rouillé, mais encore fonctionnel. Ils mettaient le charbon, un peu de papier journal, une quantité discutable de liquide et allumaient le tout avec une allumette en se croisant les doigts que ç’a allait fonctionner. L’odeur dégagée par le charbon qui changeait de couleur et cette étrange odeur d’essence qui brûlait nous indiquaient que bientôt nous allions nous mettre à la table.

Le plus souvent nous retrouvions les classiques hot-dogs et hamburgers qui cuisaient sur les BBQ. Ceux-ci étaient pour nous les jeunes. Les adultes eux avaient droit à la vraie viande comme des petits steaks attendris ou bien des T-bones pour les vrais hommes. Les odeurs dégagées par tout ce qui cuisait nous entraient dans les narines, quand le vent était du bon côté, et nous ne pensions qu’à manger le tout pour avoir notre soirée de libre.

Après le repas, ils laissaient refroidir le plus possible les cendres encore ardentes pour les enfouir dans un trou cruisé dans la terre derrière les roulottes. C’était notre tâche à nous, les jeunes, de creuser les trous.

Je me souviens à quelques reprises lorsque la température changeait soudainement pendant le souper (ou sa préparation) et que les pluies diluviennes nous tombaient dessus. Je crois que c’est de là que vient l’expression d’un souper qui tombe à l’eau!

Maintenant, à chaque fois que je fais du BBQ, c’est ce genre de souvenir qui me revient en tête. Les odeurs des pièces de viande qui grillent m’emplissent les narines, mais par chance, sans celle de l’essence.

C’est le genre de souvenir qui nous reste pour toujours et qu’on aimerait tant partager avec nos proches.

 

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